Les "chefs d'oeuvre du cinéma", les "films-culte", on croit toujours les avoir déja vus et pas qu'une fois!
Il suffit d'une soirée au programme indigent et dieu sait s'il y en a...
"Tiens! African Queen sur la 7? Je le connais par coeur, mais vu ce qu'il y a d'autre...
Eh, bien! vous me croirez si vous voulez, mais je ne l'avais jamais vu "en entier"; la preuve: je ne connaissais pas la fin. Des extraits, des scènes culte, oui, mais jamais tout le film.
Alors, évidemment, l'histoire... très téléphonée, très convenue; les dialogues...ouïe, ouïe,ouïe!!!
Audiard n'était pas passé par là.
De plus le film ne gagne rien à être colorizé. La descente du fleuve ressemble par moments à un de ces documentaires animaliers dont la chaîne fait la gloire de ses après-midi. Heureusement, le scénario reprend de l'énergie quand il met les héros en péril: les passages de rapides, l'enlisement dans les herbes marécageuse, les sangsues...
Reste la beauté si moderne de Katherine Hepburn, peu crédible en missionnaire coincée.
Bogart est un poil gringalet pour ce capitaine-forgeron et artificier qui pousse son bateau quand il ne peut plus avancer. Seul son alcoolisme ne sent pas le rôle de composition.
Et voilà comment, en 1951, avec une intrigue idiote, des dialogues indigents et des acteurs à contre-emploi, on crée un film inoubliable, quand on s'appelle John Huston.
PP
1 commentaire
Fermer cette fenêtre Passer au formulaire de commentaireen fait je suis une inconditionnelle de ce film et de presque tous les autres de Bogart ..c'est vrai que c'est cu-cul , mais surtout culte!!
25 mai 2010 à 05:23